31 Octobre 2009
« Nous aurons des listes dans toutes les régions, sans aucune alliance d'appareil au premier tour »

Lors de son déplacement à Bordeaux le vendredi 30 Octobre 2009, Robert Rochefort a répondu aux questions du quotidien régional "Sud-Ouest". Cette interview est parue dans l'édition du samedi 31 octobre.
Sud-Ouest : 1-Député européen et membre du bureau exécutif du Modem, qu'êtes-vous venu faire en Gironde ?
Robert Rochefort : "Parler des régionales ? Pas seulement, mais beaucoup, quand même, avant notre congrès qui aura lieu à Arras (62) les 4, 5 et 6 décembre. Ce que je peux dire, c'est que nous aurons des listes dans toutes les régions, sans aucune alliance d'appareil au premier tour. Les militants et les adhérents voteront pour désigner les têtes de liste. En Aquitaine, la candidature de Jean Lassalle semble s'imposer. C'est une figure politique que j'ai appris à connaître au Parlement européen. Il ne sera pas seul et la liste aura de la gueule, avec des élus de grande valeur et des surprises en provenance de la société civile. Au second tour, on devrait se maintenir là où nous aurons fait un score de plus de 10 %. Ailleurs, tout est envisageable, sauf l'alliance avec l'UMP."
2-Au Parlement européen, il y a pas mal de tractations pour la désignation du futur président de l'Union. Qu'en est-il ?
"Je voudrais d'abord signaler ma satisfaction d'avoir vu le président tchèque Klaus ramené à la raison au sujet du traité de Lisbonne. Nous en avions besoin pour continuer à construire une Europe, pôle de référence face aux États-Unis, la Chine et l'Inde. Pour la désignation des responsables, qui est du ressort des gouvernements, nous ne sommes pas pour Tony Blair, comme nous n'étions pas pour Barroso. Mon portrait-robot ressemblerait au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, un vrai européen, mais plus jeune et en provenance d'un pays plus important. "
3-Question d'actualité : que vous inspire le renvoi de Jacques Chirac devant les tribunaux ?
"Il faut instaurer des délais plus courts pour déclencher des procédures, sans immunité pour le président de la République. Ce procès sera peut-être l'occasion de repartir sur des bases plus saines. En tout cas, cela devrait conduire Nicolas Sarkozy à ne pas pousser plus loin ses projets de réforme d'une justice qui doit rester indépendante. Clearstream, Pasqua et maintenant Chirac. Cela commence à faire beaucoup pour une droite prête à s'entre-déchirer."
21-24 Mai 2012: session plénière du Parlement européen à Strasbourg
