8 Septembre 2011
Il faut que l'Europe maintienne son soutien au programme relatif à la surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité (GMES) !

L'objectifdu programme GMES est de fournir des informations sur l'environnement et la sécurité qui correspondent à des besoins nécessaires aux citoyens (changement climatique, protection civile...). Les services de l'initiative GMES sont basés sur des données de surveillance de la Terre recueillies dans l'espace (satellites), l'atmosphère (instruments aéroportés, ballons stratosphériques, etc.), l'eau (flotteurs, instruments embarqués sur des navires, etc.) ou sur terre (stations de mesure, sismographes, etc.). Ils produisent des informations finales sous forme de cartes, fichiers de données, rapports, alertes ciblées, etc. Du point de vue technologique, GMES est le programme le plus avancé dans ce domaine à l'échelle mondiale.
Alors que ce programme a besoin, pour atteindre ses objectifs, d'un financement stable et constant, la Commission européenne a proposé de l'exclure du budget 2014-2020 de l'UE. Un tel changement l'exposerait au bon vouloir des gouvernements de l'UE et à l'instabilité des différents programmes nationaux de financement. Les investissements massifs déjà réalisés pour mettre le programme en place pourraient être mis en danger, et ce au moment où les services rendus par cette technologie commenceront à porter leurs fruits.
De plus, de nombreux emplois dépendent de ce programme. Le secteur industriel spatial, très important dans le Sud Ouest, pourrait notamment être durement touché par une telle mesure. Dans le contexte actuel de crise économique, il parait essentiel de soutenir à la fois le progrès technologique et l'emploi. Il faut donc que l'Union européenne continue à soutenir ce programme !
D'autant plus que ce changement serait tout à fait contradictoire avec les efforts entrepris dans le cadre de la stratégie Europe2020, œuvrant pour la compétitivité européenne.
J'ai donc signé, avec un ensemble de parlementaires européens, un courrier destiné à alerter l'exécutif européen sur la dangerosité d'une telle mesure. J'espère que nous serons entendus, et que lors des prochaines négociations budgétaires entre le Parlement européen et le Conseil de l'UE, le programme GMES sera réintégré dans les perspectives financières.
21-24 Mai 2012: session plénière du Parlement européen à Strasbourg
