7 Juin2011
"Les manifestations en Espagne témoignent d'un malaise social profond."

Alors que l'aspartame est consommée par 200 millions de personnes et contenue dans près de 6 000 produits alimentaires, du chewing-gum aux boissons light, certains scientifiques alertent les autorités publiques sur les risques liés à sa consommation.
En 2010, deux études sérieuses ont relevé des risques de cancers chez les souris italiennes (Fondation européenne Ramazzini), ainsi que des accouchements prématurés chez 60 000 femmes danoises (Institut Statens Serum au Danemark). De la même façon, une étude menée par des scientifiques de l'Université de Miami sur les conséquences de la consommation de sodas "light", montre un risque accru de dysfonctionnement du cœur: sur 10 ans, 2 500 personnes ont été étudiées et 61 % d'entre elles, consommant des boissons édulcorées tous les jours, sont plus propices à développer des accidents cardio-vasculaires. En écartant les facteurs aggravants comme la consommation de tabac et les antécédents familiaux, 48 % des consommateurs quotidiens ont eu un accident.
Pourtant, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) considère que l'aspartame est sûr pour la consommation humaine et que les travaux scientifiques menés jusqu'à ce jour ne justifient pas une révision des évaluations précédentes de la sécurité de l'aspartame. Ainsi, pour elle, il n'est pas nécessaire de modifier la dose journalière acceptable, précédemment établie à 40 mg par kg de poids corporel par jour.
La Commission peut-elle nous dire si l'EFSA s'est penchée sur les résultats de l'étude menée par la Fondation européenne Ramazzini? Si tel n'est pas le cas, peut-elle nous en donner la raison? Si elle l'a fait, peut-elle nous préciser quelles ont été les conclusions de cette évaluation?
La Commission peut-elle nous indiquer si, au sein de l'EFSA, le groupe scientifique sur les additifs alimentaires et les sources de nutriments ajoutés aux aliments (ANS) a prévu de réaliser des études supplémentaires sur les conséquences de la consommation d'aspartame? Le cas échéant, peut‑elle nous dire à quelle échéance seront réalisés ces travaux?
La Commission peut-elle dire si elle considère que les consommateurs sont suffisamment informés sur le seuil de 40 mg d'aspartame par kg de poids par jour à ne pas dépasser? A-t-elle fait des études sur le niveau de connaissance de ce seuil? Le cas échéant, pourrait-elle nous informer des initiatives qu'elle compte prendre afin d'améliorer et d'accroître l'information des consommateurs européens dans ce domaine?
Pour consulter la réponse de la Commission européenne, cliquez ici
21-24 Mai 2012: session plénière du Parlement européen à Strasbourg
