7 Octobre 2010
En session plénière, je vote en faveur du rapport de ma collègue Véronique de Keyzer sur les systèmes de soins de santé en Afrique sub-saharienne et la santé mondiale.

Comment accepter que l’espérance de vie entre un Africain et un Européen puisse différer de trente ou quarante ans ? Plusieurs facteurs, tels que la mauvaise gouvernance, les catastrophes naturelles et la pauvreté extrême contribuent à créer une situation inquiétante, où les indicateurs de santé africains figurent dans les plus préoccupants du monde.
Comme exposé dans ce rapport, selon la Banque Mondiale, il est peu probable que les pays en développement puissent avant longtemps financer, sur base de recettes fiscales, leurs propres systèmes nationaux de santé. Dans ce contexte, des systèmes non lucratifs financés de manière mixte, à la fois par les ressources de l’Etat, par la solidarité internationale et par la participation des citoyens peuvent contribuer à répondre à l’immense défi de la santé en Afrique subsaharienne.
Certes, quelques pays africains se sont déjà lancés dans des initiatives prometteuses avec l’aide de la communauté internationale. Mais l’Union européenne a un rôle spécifique à jouer dans la mise en place de structures de santé solidaires - en guidant et finançant des systèmes de santé de base ou l’accès à des médicaments, ainsi qu'en soutenant des programmes de sensibilisation de la population à la prévention et au diagnostic précoce des maladies.
21-24 Mai 2012: session plénière du Parlement européen à Strasbourg
