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27 septembre 2010

 

J'interroge la Commission européenne sur les Fonds européens bénéficiant aux insurgés Afghans

 

En Afghanistan, l’armée des États-Unis a décidé d’externaliser la plus grande partie de sa logistique à des contractants privés, qui ont à leur tour fait appel à des sous-traitants pour la protection des convois militaires destinés aux forces locales afghanes de sécurité. Cette décision a eu des conséquences désastreuses : le fait que la chaîne d’approvisionnement de l’armée américaine a été placée entre les mains de sociétés privées encourage l’extorsion et la corruption ; en effet, les seigneurs de guerre, les chefs des mafias locales et, au bout du compte, les chefs des talibans finissent par s’approprier une part considérable des 2,2 milliards de dollars destinés à la logistique militaire en Afghanistan. Ce montant est supérieur au financement perçu par les talibans grâce à l’«impôt» qu’ils prélèvent auprès de l’industrie des stupéfiants - que l’ONU a évalué à 15 % du budget qu’ils consacrent à la guerre.

 

L’argent versé pour bénéficier d’une protection et l’extorsion à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement militaire sont les principales sources de financement des insurgés, ainsi que l’a reconnu la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton dans son témoignage devant la commission des affaires étrangères du Sénat en décembre 2009.

 

Étant donné que les États-Unis et l’OTAN suivent une stratégie semblable pour leur logistique militaire, les contribuables européens pourraient finir par financer les talibans à travers les organismes qui sont précisément censés les combattre. Toutes les forces de l’OTAN et de la coalition en Afghanistan devraient dès lors revenir à une situation où elles sont elles-mêmes responsables de leur propre chaîne d’approvisionnement militaire.

 

La haute représentante Catherine Ashton peut-elle faire la lumière sur cette question et nous informer des mesures prises par l’Union européenne pour remédier à cette situation?

 

Pour connaître la réponse de la Commission européenne, cliquez ici

 


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