Des règles plus claires et un air plus propre figurent parmi les objectifs de la directive sur les émissions industrielles, à laquelle j'ai apporté mon soutien en session plénière.
Celle-ci actualise et regroupe sept législations existantes, dont la directive sur les grandes installations de combustion et celle sur la prévention et la réduction intégrées de la pollution (IPPC), qui couvre les installations industrielles et agricoles - des raffineries aux fermes porcines - ayant un haut potentiel de pollution.
Je me félicite qu'après deux ans de négociations difficiles, un compromis ait finalement été trouvé.
Le texte présente des avancées majeures sur plusieurs points essentiels, notamment en matière de qualité de l'air, d'optimisation de performances environnementales, et de renforcement des obligations des Etats membres en matière de contrôle des installations. Grâce à ce texte, les normes en matière d'émission d'oxydes d'azote, de dioxyde de soufre et de particules de poussières seront bien plus contraignantes à partir de 2016, ce qui contribuera à combattre des maladies comme le cancer et l'asthme et lutter contre les pluies acides.
Le compromis tient aussi compte des contraintes de l'industrie. Par exemple, les grandes centrales disposent de quatre ans supplémentaires pour respecter les règles, et les installations anciennes ne seront pas obligées d'atteindre ces objectifs à partir du moment où elles ne sont plus exploitées d'ici fin 2023. En revanche, les nouvelles centrales électriques doivent respecter la date de 2012.
Le Conseil devra maintenant approuver formellement ce texte pour que les Etats membres puissent le mettre en œuvre dans leur législation nationale.
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